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La Médecine du comportement

La médecine du comportement est une branche de la médecine vétérinaire, qui, comme son nom l’indique, étudie le comportement de nos animaux de compagnie. Elle fait le lien entre les comportements que nous observons et les mécanismes impliqués dans la genèse de ces comportements. Car pour supprimer un comportement indésirable nous devons d’abord comprendre pourquoi l’animal se comporte ainsi.

Elle nous permet donc, grâce aux signaux donnés par l’animal, de déterminer si ces fameux mécanismes fonctionnent ou non correctement et donc de savoir s’il y a pathologie ou non. En quoi cela est-il important ? Les exercices de thérapie que nous prescrirons pour aider à la résolution des troubles du comportement ne seront pas les mêmes selon si nous sommes en présences d’un animal ne souffrant pas de pathologie ou d’un animal en souffrant.

Eh oui, comme l’être humain, les animaux peuvent souffrir de phobies, d’hyperactivité etc. Le cerveau est un organe comme les autres et peut, lui aussi, dysfonctionner.

 

Prenons comme exemple les chiens qui ont peur des orages. Il est fréquent pour les jeunes chiens d’avoir peur des orages, les premières fois où ils y sont confrontés.  A chaque orage, le chien aura alors un peu peur, mais il se rendra compte que rien de grave ne lui sera arrivé. Au fur et à mesure des expositions, il va donc s’habituer aux orages, et en aura de moins en moins peur, jusqu’à ne plus y réagir du tout.

 

Cependant, il existe aussi des chiens, qui auront tellement peur lors des orages, qu’ils n’auront pas l’opportunité de remarquer que malgré le bruit effrayant, l’orage ne leur aura rien fait. Le chien sera tellement obnubilé par sa peur, qu’il ne pourra jamais s’habituer et ne pourra donc jamais guérir de lui-même. Cette peur peut alors être qualifiée de pathologique et désignée par le terme de phobie.

 

La peur est un mécanisme très utile à la survie des espèces. Elle permet de déclencher rapidement tout un ensemble de réactions physiologiques permettant à l’organisme de se préparer pour répondre le plus vite possible à un danger et donc survivre. Comme dans notre exemple de l’orage cependant, la peur peut devenir pathologique et desservir l’individu, notamment si elle devient incontrôlable et source d’atteinte sérieuse au bien-être.

Le travail de l’éducateur canin/félin et du vétérinaire comportementaliste est complètement différent, mais il est très complémentaire ! A l’instar du psychiatre et du psychologue, ils travaillent à l’unisson pour aider votre animal. 

Un éducateur canin/félin va pouvoir vous accompagner pour éduquer votre chien/manager votre chat, ainsi que vous aider à gérer les problèmes non pathologiques pouvant se présenter. 

Si vous avez essayé cent fois d’apprendre quelque chose à votre animal et qu’il n’y arrive toujours pas, si vous avez l’impression que votre animal est en souffrance, c’est potentiellement que votre anomal souffre d’une pathologie comportementale et c’est là qu’un vétérinaire spécialisé va vous aider.  

La frontière entre sain et pathologique n’est pas toujours évidente. Pour déterminer si l’animal souffre ou non d’une maladie du comportement, le vétérinaire va interpréter les signes rapportés par les propriétaires (chien qui saute sur les vélos, qui dort très peu, qui a tout le temps faim) en symptômes cliniques (hypersensibilité, hyposomnie, absence de satiété) grâce auxquels il va établir un diagnostic (ie. Syndrome d’hypersensibilité-hyperactivité). 

Une fois le diagnostic établi, un plan de modification comportemental est décidé communément et il vous est fortement conseillé de se faire accompagner par un éducateur (méthode bienveillante) pour la réalisation de ce dernier. 

 

Un traitement ne sera prescrit qu’en cas de nécessité avérée et avec le plein accord des propriétaires. Peu importe la pathologie, l’objectif sera d’aider l’animal et en aucun cas de le « shooter ».

Pour une entorse à la patte, un traitement antidouleur n’est pas toujours prescrit. Il le sera uniquement si les exercices de rééducation ne sont pas possible sans, car l’animal souffre tellement qu’il ne sera pas en mesure de les réaliser. C’est exactement le même principe qui s’applique pour la médecine du comportement. 

Un traitement pourra donc être prescrit en cas de pathologie, c’est à dire en cas de perte de réversibilité spontané du comportement (le trouble du comportement ne disparait pas seul), d’adaptabilité (le trouble du comportement présente un risque/génère une souffrance chez l’animal), ou une perte de plasticité (le trouble du comportement empêche de nouveaux apprentissages). 

La thérapie n’est pas toujours accompagnée d’un traitement, mais le traitement est TOUJOURS accompagné d’une thérapie. 

 

Il n’est jamais trop tard pour aider un animal à moins souffrir d’une pathologie. Tous les troubles du comportement, s’ils sont difficiles à vivre pour les propriétaires, le sont aussi et surtout pour l’animal lui-même, car ils sont généralement symptômes d’une grande souffrance mentale. 

Bien entendu le pronostic sera plus réservé si nous prenons en charge le problème après plusieurs années, mais il ne serait pas éthique de ne rien tenter. Si la situation était vraiment sans issue cependant (ce qui est extrêmement rare), je n’hésiterai cependant pas à vous le dire. Le but est de vous aider vous et votre compagnon mais ce n’est pas de vous faire miroiter l’impossible.   

Côté pratique

Pour prendre RDV vous pouvez nous contacter au 03 20 06 58 20. Suite à cet appel vous recevrez 2 emails. Le premier vous confirme la date et l’heure du RDV, ainsi qu’un rappel sur le déroulement de la consultation et un deuxième 7 jours calendriers avant pour vous rappeler le RDV et vous demander de confirmer ou infirmer votre venue. 

Comme nous bloquons entre 1h à 2h par rendez-vous, tout rendez-vous non annulé 7 jours calendriers avant la date prévue sera facturé. 

Cela dépend entièrement du problème rencontré ! S’il s’agit d’un problème non pathologique (problème de cohabitation, certaines malpropretés, etc), une seule consultation suffit dans la très grand majorité des cas.

S’il s’agit d’une maladie du comportement cependant, cela nécessitera une prise en charge et un suivi régulier, une consultation de contrôle sera donc nécessaire maximum 6 mois après la première.

Dans tous les cas un suivi (par mail) de 3 mois est inclus pour chaque consultation. S’il persiste des problèmes passés 3 mois, nous pouvons estimer qu’il est nécessaire de se revoir. 

Pour les cas les plus sérieux, une consultation annuelle sera nécessaire pour vérifier que tout va bien, pour faire le point sur la situation et éventuellement renouveler l’ordonnance. 

Il est demandé à tous les membres de la famille vivant avec l’animal d’être présent à la consultation. S’il existe des conflits entre membres d’une même espèce, il est alors demandé de prendre de tous les amener.

Veuillez vous munir si possible de tous les papiers en votre possession concernant votre animal (carnet de santé, passeport, LOF, coordonnés de l’éducateur canin/félin, etc).